Il y a des jeunes femmes que l’on voudrait voir en lice pour le prix Étoile montante du Gala Excellence de CREW M et, après ma conversation avec Marie-Ève D’Amours, je suis convaincue qu’elle devrait poser sa candidature. Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

Q Vu le baccalauréat que tu as obtenu à l’Université Laval, tu te destinais à l’immobilier, n’est-ce pas ? Pourquoi ce choix?
 

R

 

Dès que j’ai commencé à étudier en administration des affaires à l’université, j’ai réalisé que les projets touchant à l’immobilier étaient ceux qui me stimulaient le plus. En plus du vif intérêt que ça a suscité en moi, ça a tellement piqué ma curiosité que j’ai décidé de pousser ma formation en me spécialisant. C’est à ce moment que l’immobilier est devenu une véritable passion pour moi!

Q Est-ce que tu as des parents dans le domaine?
 

R

 

J’ai grandi au sein d’une famille d’entrepreneurs dans la région de la Côte-Nord. Alors, c’est vrai que je suis tombée dedans quand j’étais petite. Je me souviens que je jouais à la femme d’affaires : j’asseyais mon frère et ma sœur dans la salle de conférence pour qu’ils écoutent mes nombreuses présentations (rires). Bref, j’ai été influencée par mon père qui m’a toujours dit qu’il fallait repousser ses limites, et que la clef du succès est d’apprendre au quotidien. Grâce à lui, j’ai grandi avec l’idée qu’il fallait s’entourer des bonnes personnes et saisir toutes les opportunités, et j’ai suivi ses conseils. Quel que soit le poste que j’ai occupé, je n’ai jamais rien refusé qu’on veuille me confier et j’ai travaillé fort sans compter mes heures pour livrer mes projets dans les délais. J’ai toujours été ambitieuse et constamment en quête de nouveaux défis.

Q  Tu es jeune et déjà directrice régionale depuis trois ans chez Immostar. Comment construit-on sa crédibilité?
 

R

 

Mon but était de gravir rapidement les échelons et j’ai tout fait pour grimper vite dans la hiérarchie. Au cours des six dernières années, je suis passée de stagiaire en gestion et développement à directrice régionale, exploitation et location. Concrètement, j’ai deux facettes à mon emploi au quotidien, l’exploitation et la location. J’ai le souci du travail bien fait, mais je me préoccupe aussi du bonheur de chacun. Je tiens à ce que tout le monde se sente bien et à sa place autour de moi. J’aime mettre chacun en valeur selon les tâches accomplies, il faut que le mérite revienne à la bonne personne. La reconnaissance, ça compte. Je crois que c’est ainsi que j’ai réussi à inspirer confiance à mes collaborateurs, clients et partenaires. Il m’est souvent arrivé de voir les yeux de mes interlocuteurs s’écarquiller en me rencontrant pour la première fois car, de par nos conversations au téléphone, ils s’imaginaient une femme de 35-40 ans. Ça me fait toujours sourire…

Q À quoi dois-tu cette ascension professionnelle?
 

R

 

Je crois que je dois ma réussite à mon sens de l’écoute et à ma grande disponibilité. Je suis très perfectionniste, j’ai tendance à regarder tout dans le moindre détail. Mais une de mes grandes qualités, qui fait partie intégrante de ma personnalité, est que je suis une personne calme et posée. Je suis une sorte de force tranquille. Ça aide beaucoup dans les situations de crise que je vis tout au long de l’année. Il faut souvent agir dans l’urgence et, quoi qu’il arrive, je suis celle qui va trouver la solution, un problème à la fois. Alors, paniquer, moi ? Jamais!

Diriger, ça veut dire aussi savoir déléguer et faire confiance. J’ai eu la chance d’être entourée de gens très motivés, impliqués, dévoués, qui m’ont apporté un grand soutien au quotidien. En me détachant de certains projets, j’ai été capable moi-même d’en prendre plus. Par exemple, pendant que je travaillais, j’ai suivi des cours de soir et de fin de semaine pour obtenir mon titre de courtier immobilier. J’ai fait preuve de persévérance et je suis fière de cet accomplissement.

Q Que fais-tu après le travail s’il te reste du temps, et comment occupes-tu tes fins de semaine?
 

R

 

Je n’en ai peut-être pas l’air comme ça, mais je suis une hyperactive le weekend (selon mon conjoint). La vie est courte, alors je profite au maximum de mes temps libres et je sais facilement décrocher. Je vais à tous les festivals, je connais tous les bons restos en ville. Si tu ne sais pas quoi faire à Québec, Sonia, demande-moi! Je suis LA personne qu’on vient voir au bureau quand on cherche une activité. Je suis aussi une sportive dans l’âme, je varie les plaisirs selon les saisons : course l’été, spinning l’automne, yoga chaud l’hiver, musculation et cardio l’été. Tu auras compris que je n’aime pas la routine — autant dans ma vie personnelle que dans mon cadre professionnel.

Q Trouves-tu que ta carrière prend trop de place dans ta vie ? Parviens-tu à trouver un équilibre?
 

R

 

Je ne peux pas nier que ma carrière prend beaucoup de place dans ma vie, mais c’est aussi mon choix et je l’assume, car je pense arriver à trouver mon équilibre là-dedans. Comment ? En consacrant du temps à ma famille et à mes amis. Il est très important pour moi de passer du temps de qualité avec eux. OK, mon cellulaire n’est jamais très loin, puisque je dois être joignable en tout temps, 24 heures sur 24. Ce sont les contraintes de mon poste. Sinon, l’été, quand je pars en vacances, j’en profite pour faire des voyages de « backpacking » ou du camping sauvage avec mon conjoint. Ce sont des moments parfaits pour décrocher complètement!

Q Parlons de CREW M maintenant. Tu es nouvelle sur le CA et l’une des plus jeunes. Comment vis-tu ton implication?
 

R

 

Je suis sur le CA depuis le début de l’année et je dois dire que ça se passe très bien pour une première expérience. J’ai la chance de rencontrer des gens formidables qui œuvrent dans différentes sphères de l’immobilier, des gens très intéressants de qui j’apprends beaucoup. Mon mandat est de développer un chapitre à Québec à l’aide du nouveau comité que nous avons formé. C’est très motivant d’avoir la chance de développer ce projet avec des gens aussi impliqués et dévoués.

Q Vois-tu la valeur ajoutée de CREW M pour toi?
 

R

 

Certainement. Mon adhésion a été un point tournant dans ma carrière. À mon arrivée dans l’association, j’ai eu la chance de participer au programme de mentorat et d’avoir pour mentor Nathalie Bédard, qui souhaitait mentorer une personne qui ne soit pas directement issue de son domaine. Je dois dire qu’elle m’a vraiment ouvert la voie… et donné plus de voix (clin d’œil). Elle m’a appris à me faire confiance, à sortir de ma zone de confort et, grâce à elle, j’ai propulsé ma carrière à un niveau supérieur en plus d’entreprendre tous ces nouveaux défis avec CREW M.